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Dans l'enclos des chouettes récemment rénové du parc zoologique de Tama, les chouettes harfangs des neiges ont commencé à se préparer à la reproduction. Cependant, cette préparation n'implique ni le transport de matériaux pour le nid ni l'entrée dans les nichoirs.
Les harfangs des neiges vivent dans la toundra arctique, où les grands arbres ne poussent pas ; ils passent donc beaucoup de temps au sol. Ils construisent leurs nids en creusant des trous dans le sol et en s'y installant. Si vous regardez attentivement l'enclos des animaux, vous pouvez apercevoir des trous dans le sol : ce sont les nids que les harfangs des neiges ont patiemment creusés.
D'autres comportements sont nécessaires à la reproduction. L'un d'eux est le nourrissage nuptial. Ce nourrissage consiste pour le mâle à offrir de la nourriture à la femelle pendant la saison des amours. Il renforce les liens entre les partenaires et apporte également des nutriments à la femelle qui s'apprête à pondre.
Chez les harfangs des neiges du parc zoologique de Tama, le mâle se baisse d'abord, une souris dans le bec, déploie ses ailes et pousse un cri « bo-bo-bo-bo » pour attirer la femelle. Celle-ci, agitée, s'approche progressivement. En réponse à son cri, elle émet un doux « kyururururu » suppliant.
Finalement, le mâle, toujours en position basse, tend la souris à la femelle, qui l'accepte, achevant ainsi la parade nuptiale.
Bien que ce mâle soit très travailleur, en dehors de la saison des amours, il mange lui-même toutes les souris qu'il capture. C'est pourquoi ce comportement n'est observable qu'à cette période de l'année.
Les chouettes harfangs pondent généralement leurs œufs fin mai. Dès lors, les liens entre les partenaires se renforcent et les offrandes de nourriture nuptiales s'intensifient. Les mâles doivent poursuivre leurs efforts pour que les femelles puissent pondre en toute sérénité.
Actuellement, ce rituel de nourrissage nuptial fonctionne bien chez les couples vivant près de la volière des rapaces, mais chez ceux vivant près de la montagne des chiens viverrins, les femelles refusent souvent les souris, et les mâles continuent de les appeler tout en les tenant dans leur bec. Les visiteurs les encouragent souvent pour leurs efforts.
Venez découvrir les différents spectacles que l'on ne peut observer qu'actuellement, tels que les parades nuptiales, la nidification (limitée à la saison de reproduction) et les mâles tentant d'attirer les femelles.
Photo ci-dessus : Un mâle appelant une femelle avec une souris dans la gueule. Sur la photo : le mâle présente une souris (celle avec des taches brunes est la femelle). Photo ci-dessous : La femelle qui a reçu la souris
[Natsumi Uno, Personnel de soins et d'exposition des animaux, Jardin Sud, Parc zoologique de Tama]
(6 mai 2011)
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