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Événements
Une nouvelle approche pour l'élevage des gibbons à mains blanches.
└─ 15/11/2024
Le parc zoologique de Tama abrite trois gibbons à mains blanches : Tete (mâle, 16 ans), Mitsu (femelle, 17 ans) et Hari (mâle, 9 ans), les petits de Tete et Mitsu. Le pelage de Mitsu est brun clair, ce qui la rend facilement reconnaissable, tandis que Tete et Hari sont tous deux noirs, ce qui les rend difficiles à distinguer, même pour les soigneurs. Tete, le père, a de nombreux plis entre les sourcils, ce qui le rend difficilement identifiable de près.

Lorsque j'ai pris en charge les gibbons à mains blanches en avril, mon prédécesseur m'a prévenue qu'ils étaient tous les trois très nerveux. Et en commençant à m'en occuper, j'ai constaté que c'était exactement ce qu'on m'avait dit : le moindre changement dans leur environnement les empêchait de retourner dans leur enclos. J'ai donc décidé, pendant un certain temps, d'observer leur comportement tout en conservant leur environnement aussi stable que possible.

Après les avoir observés pendant environ six mois, j'ai commencé à comprendre un peu mieux leurs comportements. Ils semblaient perturbés par les changements dans leur environnement de sommeil, mais beaucoup moins par l'espace d'exposition. Une fois ce constat établi, j'ai décidé de leur présenter progressivement de nouvelles choses.

Tout d'abord, ils ne semblent pas être dérangés par une petite pluie, mais ils s'abritent en cas de fortes averses. Cependant, l'abri existant était un peu petit et ils se tenaient recroquevillés pour s'y protéger. Nous avons donc installé une bâche au-dessus de l'enclos pour créer un abri anti-pluie. Le jour de l'installation, il faisait froid et il pleuvait, alors ils s'y sont immédiatement réfugiés. C'était une petite surprise, car je pensais qu'ils seraient plus prudents ; ce fut donc une agréable surprise. Maintenant que le froid arrive, j'espère qu'ils l'utiliseront bien.


Gibbons aux mains blanches s'abritant de la pluie

La deuxième chose que nous faisons est de peser les animaux. Jusqu'à présent, le parc zoologique de Tama n'avait pas pesé régulièrement les gibbons à mains blanches depuis leur arrivée. Le poids est important non seulement pour la gestion quotidienne de leur santé, mais aussi pour calculer la quantité de médicaments nécessaires en cas de maladie. Nous avons donc décidé de commencer à les peser.

Une balance au sol, comme une balance humaine, étant fragile, nous avons opté pour une solution alternative. Nous avons installé une « balance suspendue » (un dispositif qui suspend l'objet à un crochet) à l'extérieur de l'enclos des gibbons à mains blanches, nous y avons tendu une corde et les gibbons s'y sont accrochés pour se peser.


Une balance suspendue. Un récipient à appâts est fixé à l'extrémité d'une corde qui pend sous l'hameçon.

Nous avons d'abord fixé une mangeoire au bout d'une corde, de manière à ce que les animaux s'y agrippent pour manger. Cependant, leurs pattes étaient plus longues que prévu ; ils pouvaient donc saisir le grillage et n'étendre que leurs pattes pour se nourrir. Nous n'avons pas encore pu les peser, il reste donc des difficultés à surmonter.

Ces nouvelles approches sont encore au stade expérimental et peuvent être grandement améliorées. Nous procéderons par étapes, en veillant à ne pas perturber davantage leurs comportements.


Un gibbon à mains blanches s'accroche au grillage et tend la main pour manger de la nourriture dans une gamelle.

[Shida, Section de soins et d'exposition des animaux 2, Jardin Sud, Parc zoologique de Tama]

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